Weekend à Londres : Les Boissons – au Pub et ailleurs



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Weekend à Londres : Je ne parlerai pas de la majorité des boissons non alcoolisées (soft drinks), que l’on retrouve de la même façon un peu partout sur la planète, mais de ce qui est un peu plus spécifiquement « British« .

Tout d’abord, il y a la boisson nationale : le thé. Les Anglais adorent vraiment le thé ; le Britannique moyen descend 876 tasses de thé par an, ce qui, paraît-il, pourrait remplir deux baignoires. Avec avantage aux plus de 55 ans, avec un niveau soutenu de 21 tasses par semaine, contre un score moins glorieux (sur ce point) aux 18-24 ans, qui se contentent de seulement 8. Le thé est vraiment considéré comme une boisson réconfortante, vers laquelle on se tourne pour combattre la solitude et la tristesse (The English solution to all problems, m’a-t-on dit une fois – la solution anglaise à tout problème !). Et on en parle avec affection : « a cuppa« , c’est la référence pour tous (abréviation de « a cup of », bien sûr) ! La façon traditionnelle de se préparer une bonne cuppa, c’est de verser d’abord un nuage de lait au fond de la tasse, puis on verse le thé noir très fort dedans. Vous trouverez bien sûr d’autres sortes de thé, qui se décline de nos jours en variétés infinies, à Londres comme ailleurs.

L’endroit de prédilection pour prendre une cuppa est bien sûr le salon de thé (tea-shop ou coffee shop), ou la cafétéria, à défaut de faire chauffer la bouilloire à domicile.

Le deuxième grand pilier des boissons britanniques, c’est la bière. On la boit le plus souvent dans les « public houses », plus connus sous le nom de « pubs« , en général très pittoresques et très confortables (très « cosy », souvent avec de la moquette au sol), dont vous avez un exemple ici :

British Pub Anglais

Il y a des pubs de tous les styles, en ville, à la campagne, parfois même en pleine campagne – où l’on se rend en voiture – parfois avec une terrasse d’été appelée « beer garden ». Il faut normalement avoir 18 ans pour aller dans un pub et commander une boisson. La plupart du temps, il faut aller commander au comptoir, et on revient avec les boissons que l’on rapporte soi-même à la table. On choisit soi-même sa table sans chichis, il n’y a personne pour placer les clients – souvent des habitués. Une bière très populaire est la « bitter« , assez colorée, pas très fraîche et pas très pétillante (qui vous feront penser à la « cervoise tiède » de notre ancêtre Astérix quand il se rendit chez les « Bretons »). Sinon vous avez la « lager » qui est la bière blonde du type de celle que l’on trouve sur le continent, ainsi que d’autres types de bière comme la « stout » (Guinness), l' »ale » … Elle se boit généralement à la pression et à la pinte (568 ml – différente de la pinte américaine), ou à la demi-pinte (commandez « half a pint of lager, please ») mais il paraît que ce sont les « petites natures » ou les dames qui commandent des « demies » ! A vous de voir 🙂 On boit en général plusieurs pintes … si on va au pub entre amis (ou collègues etc …) il est souvent d’usage d’offrir une tournée (donc on va commander et on revient avec 8 pintes dans les bras !), et ensuite quelqu’un d’autre proposera de proposer sa tournée etc …

On peut aussi commander « a shandy » : un panaché bière+limonade (lager shandy ou bitter shandy). Quant aux « ginger beer » et « ginger ale« , ce ne sont pas des bières, mais des sodas aux extraits de gingembre (Canada Dry par exemple).

Au pub, on boit aussi du cidre (cider), beaucoup moins que de la bière mais le cidre est également servi à la pinte. Au déjeuner de midi (et même parfois le soir maintenant), les pubs proposent souvent des plats simples, comme des « ploughman’s lunch » (le déjeuner du laboureur), des pies (tourtes chaudes à la viande), des lasagnes, des salades … autrefois limité, le choix de ces plats s’est maintenant étendu … jusqu’à devenir raffiné dans les « gastropubs » (de qualité variable)
Bien sûr, on y boit aussi d’autres boissons, comme le whisky, le gin-tonic, le « bloody mary » (vodka et jus de tomate) et bien d’autres …

Indépendamment des plats chauds, on peut accompagner son verre au pub de chips (crisps) ou de cacahuètes (peanuts)

Les enseignes des pubs sont souvent pittoresques :

Sign for the Shakespeare Inn, Scarborough - geograph.org.uk - 650879

Autre breuvage typiquement bu en Angleterre, même s’il vient d’Espagne : le « sherry« , en d’autres termes le vin de Jerez en Espagne : le Xérès. Très populaire quand il s’agit de prendre un petit verre, à la maison, chez des amis, lors d’une réunion, à l’occasion d’une réception, bref lorsqu’on veut, au quotidien, marquer le coup en buvant un petit verre.

Un petit mot sur le porto (autre vin ibérique), dont les Anglais sont réputés pour être de très bons connaisseurs : j’ai toujours été très amusé par la « cérémonie du porto » à table, à la fin d’un repas, avec le fromage – le dessert se prend traditionnellement avant le fromage, même si de plus en plus de personnes se sont habituées aux usages « continentaux ». Pourquoi ? (Why ?) Parce que, me dit-on, le palais anglais n’aime pas rester sur une note sucrée. Bon, soit. Alors, cela se passe de la façon suivante : la bouteille passe de main en main tout autour de la table, et chacun se sert un petit verre. Puis la bouteille finit par revenir. Attention ! Il faut se resservir, même un peu, car si l’on passe son tour, on devra le passer jusqu’à la fin de la bouteille, qui doit normalement être finie au cours de la même session. Voilà. Cela dit, si vous commandez un porto au pub, on ne vous forcera probablement pas à finir la bouteille, je vous rassure !

A part cela, vous trouverez vos boissons favorites bien entendu, dans les restaurants, dans les épiceries ou supérettes, dans les coffee shops pour le café, ou dans les chaînes internationales de café qui se sont établies à Londres comme ailleurs. On produit du vin, blanc ou rosé, dans le sud de l’Angleterre, et cela n’est pas près de s’arrêter puisque j’ai lu récemment qu’avec le réchauffement climatique, une grande marque de champagne avait acquis des terres là-bas pour y planter des vignes et produire du vin mousseux. On ne l’appellera pas champagne, car il sera produit hors de la région d’appellation d’origine, et on ne cherchera pas à ce qu’il en ait le goût : à région différente, vin différent, mais avec un grand savoir-faire. Affaire à suivre donc …